Temple de Louxor combine avec la visite de Karnak

Obélisque d'Égypte : histoire, symbolique et où les voir

Sep 26 2026

Réponse rapide

  • Un obélisque est un pilier de granite effilé à quatre faces, taillé d'un seul bloc et dédié au dieu solaire Rê.
  • Ils étaient taillés à Assouan : l'obélisque inachevé, encore visible dans la carrière, montre la technique et l'échec possible du procédé.
  • Il n'en reste que quelques-uns debout en Égypte : à Karnak, au temple de Louxor et à Héliopolis (Le Caire).
  • Le plus célèbre à l'étranger est l'obélisque de la Concorde à Paris, offert en 1830, dressé en 1836, dont le jumeau est resté à Louxor.
  • Rome en compte 13, davantage que l'Égypte elle-même.

Un obélisque égyptien intrigue autant qu'une pyramide, mais pour de tout autres raisons : ce n'est pas une tombe, c'est un rayon de soleil pétrifié destiné à un dieu. Notre équipe francophone au Caire emmène régulièrement des clients devant l'obélisque de Hatchepsout à Karnak ou l'obélisque inachevé d'Assouan, deux étapes qui racontent la même histoire sous deux angles différents : la réussite et l'échec de la même technique. Ce guide explique ce qu'est un obélisque, comment il était taillé, quels exemplaires sont encore debout en Égypte, et pourquoi l'un d'eux se dresse aujourd'hui à Paris.

Qu'est-ce qu'un obélisque et pourquoi les Égyptiens l'érigeaient-ils ?

Un obélisque est un monolithe, c'est-à-dire un monument taillé dans un seul bloc de pierre, en forme de pilier étroit à section carrée dont les quatre faces se rapprochent progressivement vers le sommet, terminé par une petite pyramide appelée pyramidion. Les Égyptiens l'appelaient « benben », du nom de la pierre sacrée sur laquelle, selon la théologie d'Héliopolis, le dieu solaire Atoum-Rê serait apparu au premier matin du monde. L'obélisque représentait donc littéralement un rayon de soleil figé dans la pierre : son pyramidion, souvent recouvert de feuilles d'or ou d'un alliage d'or et d'argent, captait les premiers et derniers rayons du jour. Au-delà du culte solaire, sa forme verticale symbolisait aussi l'ascension de l'âme du défunt vers le ciel, ce qui explique sa présence fréquente devant les temples funéraires et les grands sanctuaires du dieu Rê.

Comment tailler un obélisque : la leçon de l'obélisque inachevé d'Assouan

Tous les obélisques égyptiens sont taillés dans le granite rose des carrières d'Assouan, en Haute-Égypte, à plus de 800 kilomètres au sud du Caire. Le bloc était dégagé de la roche mère à coups de percuteurs de dolérite, une pierre plus dure que le granite, en creusant une tranchée tout autour, puis détaché par la base. Le meilleur témoin de cette technique reste l'obélisque inachevé, toujours couché dans sa carrière d'Assouan : long de près de 42 mètres et pesant environ 1 200 tonnes, il aurait été le plus grand obélisque jamais érigé si une fissure n'était apparue dans la roche en cours de taille, forçant son abandon. Sa commande est traditionnellement attribuée à la reine Hatchepsout, qui voulait ériger le plus grand obélisque jamais construit devant le temple d'Amon à Karnak. Notre guide pratique de l'obélisque inachevé d'Assouan détaille les horaires et l'accès au site.

Les obélisques encore debout en Égypte

Sur les dizaines d'obélisques taillés au fil des dynasties, une poignée seulement reste debout en Égypte à son emplacement d'origine. Voici les trois principaux.

Les colonnes de Karnak, le temple où se dresse l'obélisque d'Hatchepsout
Les colonnes de Karnak, le temple où se dresse l'obélisque d'Hatchepsout

Karnak : l'obélisque de Hatchepsout, le plus haut d'Égypte

Dans le temple de Karnak, l'obélisque de Hatchepsout se dresse depuis plus de 3 400 ans au même endroit. Taillé dans un seul bloc de granite rose d'Assouan, il mesure 29,56 mètres et pèse environ 323 tonnes : c'est aujourd'hui le plus haut obélisque encore debout en Égypte. Hatchepsout l'a fait ériger la seizième année de son règne pour célébrer son jubilé, aux côtés d'un second obélisque, plus petit, élevé plus tôt par son père Thoutmôsis Ier. Notre guide complet du temple de Karnak situe les deux obélisques dans le parcours de visite.

Le temple de Louxor et son obélisque solitaire

À l'entrée du temple de Louxor se dressaient à l'origine deux obélisques identiques, commandés par Ramsès II, hauts d'environ 25 mètres et pesant plus de 250 tonnes chacun. Un seul reste en place aujourd'hui : son jumeau a quitté l'Égypte au XIXe siècle, comme on le découvre plus bas. Notre guide complet pour visiter Louxor couvre le temple dans son ensemble.

Héliopolis : le plus vieil obélisque encore en place au monde

Dans le quartier moderne d'Al-Matariya, au nord du Caire, se dresse l'obélisque de Sésostris Ier, pharaon de la XIIe dynastie ayant régné vers 1971 à 1926 avant notre ère. Haut de 20,30 mètres pour environ 120 tonnes, c'est le plus ancien obélisque égyptien encore debout à son emplacement d'origine dans le monde entier, plus vieux que ceux de Karnak et de Louxor de plusieurs siècles. Il est aussi le dernier vestige visible de l'antique cité d'Héliopolis, capitale religieuse du culte de Rê, aujourd'hui recouverte par l'agglomération du Caire.

L'obélisque de la Concorde à Paris et son jumeau resté à Louxor

Le plus célèbre obélisque égyptien hors d'Égypte se trouve place de la Concorde, à Paris. Taillé sous le règne de Ramsès II, au XIIIe siècle avant notre ère, pour flanquer l'entrée du temple de Louxor aux côtés de son jumeau, il mesure 23 mètres de haut et pèse 230 tonnes. Le vice-roi d'Égypte Méhémet Ali en fait don à la France en 1830 ; il faut six ans et l'ingénieur Apollinaire Lebas, qui met au point des machines élévatrices spécifiques, pour l'ériger sur la place le 25 octobre 1836. Son jumeau, lui, reste planté devant le temple de Louxor pendant un siècle et demi, propriété française oubliée de tous jusqu'à ce que François Mitterrand renonce officiellement à sa restitution en 1981 : c'est cet obélisque que l'on voit aujourd'hui à l'entrée du temple, décrit plus haut. Beaucoup de visiteurs français découvrent avec surprise, en arrivant à Louxor, qu'ils connaissaient déjà le jumeau de cet obélisque sans le savoir.

Rome, capitale mondiale de l'obélisque égyptien

Rome conserve aujourd'hui treize obélisques égyptiens antiques, soit davantage que l'Égypte elle-même, où il n'en reste plus qu'une poignée debout à leur emplacement d'origine. La plupart ont été rapportés par les empereurs romains après la conquête de l'Égypte en 30 avant notre ère, pour orner cirques et temples, puis redressés aux XVIe et XVIIe siècles par les papes, en particulier Sixte Quint, qui les a fait surmonter d'une croix. Le plus impressionnant est l'obélisque du Latran : taillé pour Thoutmôsis III à Karnak, déplacé à Rome en 357 sous l'empereur Constance II, il culmine à 32,18 mètres (45,70 mètres avec sa base et sa croix) pour 455 tonnes. C'est, à ce jour, le plus grand obélisque égyptien antique encore debout dans le monde, plus haut que celui de Hatchepsout à Karnak.

Sur la place Saint-Pierre, au Vatican, se dresse un autre obélisque égyptien, celui-là sans le moindre hiéroglyphe : probablement extrait à Héliopolis, il a été transporté à Rome sur ordre de l'empereur Caligula pour orner la spina de son cirque, avant d'être redressé au centre de la place en 1586. L'opération, dirigée par l'architecte Domenico Fontana pour le pape Sixte Quint, a mobilisé plusieurs centaines d'hommes et des dizaines de chevaux autour de treuils, pour déplacer un bloc de granite rouge d'environ 330 tonnes : un chantier d'ingénierie aussi spectaculaire, à sa façon, que la taille originale du monument en Égypte.

Les obélisques égyptiens ailleurs dans le monde

En dehors de l'Égypte et de Rome, plusieurs grandes villes possèdent leur obélisque égyptien, souvent connu sous le surnom trompeur d'« aiguille de Cléopâtre », alors qu'aucun n'a de lien avec la célèbre reine.

  • Londres : un obélisque taillé sous Thoutmôsis III, offert au Royaume-Uni, érigé en 1878 sur les quais de la Tamise (Victoria Embankment).
  • New York : le jumeau du précédent, également de l'époque de Thoutmôsis III, dressé dans Central Park en 1881.
  • Istanbul : le tiers supérieur d'un obélisque de Thoutmôsis III, transporté depuis Karnak et redressé sur l'Hippodrome en 390 par l'empereur Théodose Ier.

À Tanis, dans le delta du Nil, une vingtaine d'obélisques ou de fragments de Ramsès II ont aussi été retrouvés, la plupart brisés : un rappel que beaucoup d'obélisques n'ont pas survécu intacts jusqu'à nous. Au total, chaque grand obélisque dans le monde en dehors de l'Égypte raconte la même histoire de conquête, de diplomatie ou de fascination européenne pour l'Égypte ancienne, qu'il s'agisse d'un butin de guerre romain, d'un cadeau d'État comme celui de la Concorde, ou d'une acquisition du XIXe siècle comme les deux aiguilles de Cléopâtre.

Tableau récapitulatif des grands obélisques égyptiens

Obélisque Lieu actuel Pharaon / époque Hauteur
Obélisque de Sésostris Ier Héliopolis, Le Caire Sésostris Ier, XIIe dynastie 20,30 m
Obélisque de Hatchepsout Karnak Hatchepsout, XVIIIe dynastie 29,56 m
Obélisque du temple de Louxor Louxor Ramsès II, XIXe dynastie 25 m
Obélisque de la Concorde Paris (depuis 1836) Ramsès II, XIXe dynastie 23 m
Obélisque du Latran Rome (depuis 357) Thoutmôsis III/IV, XVIIIe dynastie 32,18 m
Aiguille de Cléopâtre Londres (depuis 1878) Thoutmôsis III, XVIIIe dynastie 21 m
Aiguille de Cléopâtre New York (depuis 1881) Thoutmôsis III, XVIIIe dynastie 21 m
Obélisque de Théodose Istanbul (depuis 390) Thoutmôsis III, XVIIIe dynastie Environ 19 m (fragment)
Obélisque inachevé Carrière d'Assouan Attribué à Hatchepsout Environ 42 m (jamais achevé)
L'obélisque inachevé dans la carrière de granite d'Assouan
L'obélisque inachevé dans la carrière de granite d'Assouan

Lire un obélisque : hiéroglyphes et symbolique solaire

Les quatre faces d'un obélisque portent presque toujours des colonnes de hiéroglyphes gravées en creux, qui racontent le nom du pharaon, ses titulatures royales et la dédicace du monument à un dieu, le plus souvent Rê-Horakhty ou Amon-Rê. Le texte se lit de haut en bas, dans le sens où les figures (oiseaux, personnages) regardent, une règle valable pour l'ensemble de l'écriture hiéroglyphique égyptienne. Le pyramidion, au sommet, concentre les scènes les plus importantes : on y voit souvent le pharaon faisant une offrande directement au disque solaire. Pour aller plus loin sur ce système d'écriture, notre guide d'initiation aux hiéroglyphes égyptiens et notre guide des grands dieux de la mythologie égyptienne donnent des clés de lecture complémentaires.

Combien d'obélisques reste-t-il dans le monde ?

Sur près de trente grands obélisques royaux connus par les textes et les fouilles, une trentaine subsiste aujourd'hui entière ou presque, répartie entre l'Égypte (Karnak, Louxor, Héliopolis), Rome (treize à elle seule), Paris, Londres, New York et Istanbul, sans compter les fragments retrouvés à Tanis et ailleurs. Le nombre exact varie selon que l'on compte les fragments, les obélisques romains taillés à l'imitation des égyptiens (qui ne sont pas de véritables antiquités égyptiennes) et les pièces encore ensevelies. Ce qui est certain, c'est que la grande majorité des obélisques égyptiens encore visibles aujourd'hui ne se trouve plus en Égypte.

Voir les obélisques d'Égypte avec SEV

Voir un obélisque à sa place d'origine, avec le temple qui l'entoure, change complètement la perception qu'on en a en le croisant sur une place parisienne. Notre équipe francophone au Caire organise des visites qui associent l'obélisque de Hatchepsout à Karnak, celui du temple de Louxor et l'obélisque inachevé d'Assouan dans un même circuit en Haute-Égypte, avec un guide qui explique la symbolique solaire sur place plutôt que dans un audioguide générique. Ces étapes s'intègrent naturellement à un circuit d'une semaine en Égypte, à une extension autour de la visite d'Assouan, ou à un voyage entièrement sur mesure. Pour construire votre itinéraire autour des grands sites de Haute-Égypte, contactez directement notre équipe au Caire par WhatsApp.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un obélisque ?

Un obélisque est un pilier de pierre monolithe, généralement en granite, à section carrée et aux faces effilées vers le sommet, terminé par un petit sommet pyramidal appelé pyramidion. Les Égyptiens l'appelaient « benben » et le considéraient comme la représentation d'un rayon du dieu solaire Rê figé dans la pierre, en général dressé par paire devant l'entrée d'un temple.

Pourquoi les Égyptiens construisaient-ils des obélisques ?

Les obélisques étaient dédiés au culte du dieu solaire Rê ou Amon-Rê et servaient à marquer l'entrée des grands temples. Leur pyramidion doré captait la lumière du soleil levant et couchant, ce qui en faisait un symbole vivant de la présence du dieu sur terre, et leur forme verticale évoquait aussi l'ascension de l'âme royale vers le ciel après la mort.

Quel est le plus grand obélisque égyptien jamais taillé ?

Le plus grand jamais taillé est l'obélisque inachevé d'Assouan, toujours couché dans sa carrière d'origine : il mesure près de 42 mètres de long et aurait pesé environ 1 200 tonnes une fois achevé, ce qui en aurait fait le plus grand obélisque jamais érigé en Égypte. Sa construction a été abandonnée après l'apparition d'une fissure dans le granite.

Pourquoi l'obélisque inachevé d'Assouan n'a-t-il jamais été terminé ?

Une fissure est apparue dans la roche pendant le travail de dégagement du bloc, rendant le granite instable et impropre à la taille finale. Les tailleurs ont dû abandonner le chantier en cours de route, laissant l'obélisque encore attaché à la roche mère sur trois de ses faces, tel qu'on le voit aujourd'hui dans la carrière d'Assouan.

Quel est l'obélisque le plus haut encore debout en Égypte ?

C'est l'obélisque de la reine Hatchepsout à Karnak, haut de 29,56 mètres et pesant environ 323 tonnes, dressé depuis plus de 3 400 ans au même emplacement pour célébrer le jubilé de la reine pharaon. Il reste plus haut que l'obélisque du temple de Louxor ou celui d'Héliopolis.

Quel est le plus vieil obélisque encore debout au monde ?

C'est celui de Sésostris Ier à Héliopolis, dans le quartier moderne d'Al-Matariya au Caire, érigé vers 1971 à 1926 avant notre ère sous la XIIe dynastie. Il est le seul vestige encore debout à son emplacement d'origine de l'antique cité d'Héliopolis, capitale du culte solaire égyptien, et précède de plusieurs siècles ceux de Karnak et de Louxor.

Pourquoi y a-t-il un obélisque égyptien sur la place de la Concorde à Paris ?

Le vice-roi d'Égypte Méhémet Ali en a fait don à la France en 1830, en reconnaissance des travaux des savants français sur l'Égypte ancienne. L'obélisque, taillé sous Ramsès II pour le temple de Louxor, a été transporté par bateau jusqu'à Paris et dressé sur la place de la Concorde le 25 octobre 1836 sous la direction de l'ingénieur Apollinaire Lebas.

L'obélisque de la Concorde a-t-il un jumeau ?

Oui. Il formait à l'origine une paire avec l'obélisque toujours visible devant l'entrée du temple de Louxor. Ce second obélisque est resté la propriété officielle de la France pendant un siècle et demi, jusqu'à ce que le président François Mitterrand renonce formellement à son transfert en 1981, le laissant définitivement à l'Égypte.

Pourquoi Rome a-t-elle plus d'obélisques que l'Égypte ?

Rome conserve aujourd'hui treize obélisques égyptiens antiques, rapportés pour la plupart par les empereurs romains après la conquête de l'Égypte en 30 avant notre ère puis redressés aux XVIe et XVIIe siècles par les papes. L'Égypte, elle, n'en a conservé qu'une poignée à leur emplacement d'origine, la majorité des exemplaires antiques ayant quitté le pays au fil des siècles vers Rome, Paris, Londres, New York ou Istanbul.

Quel est le plus grand obélisque égyptien encore debout au monde ?

C'est l'obélisque du Latran, à Rome : 32,18 mètres de haut (45,70 mètres avec sa base et sa croix ajoutées au XVIe siècle), pour 455 tonnes. Taillé pour Thoutmôsis III à Karnak, il a été transporté à Rome en 357 sous l'empereur Constance II et dépasse en hauteur tous les obélisques encore debout en Égypte.

Pourquoi les « aiguilles de Cléopâtre » de Londres et New York ne sont pas liées à Cléopâtre ?

Ce surnom, apparu au XIXe siècle, est trompeur : les deux obélisques ont été taillés sous le règne de Thoutmôsis III, plus de 1 300 ans avant la naissance de la reine Cléopâtre VII. Le nom a probablement été choisi pour son pouvoir d'évocation romantique plutôt que pour son exactitude historique.

Peut-on encore voir des obélisques à Héliopolis, dans Le Caire moderne ?

Oui, un seul reste visible : l'obélisque de Sésostris Ier, dans le quartier d'Al-Matariya, au nord du Caire. C'est aujourd'hui le seul vestige debout de l'ancienne cité d'Héliopolis, capitale religieuse du culte de Rê, largement recouverte par l'urbanisation moderne de la capitale égyptienne.

Combien reste-t-il d'obélisques égyptiens dans le monde ?

Une trentaine d'obélisques égyptiens antiques subsistent aujourd'hui, entiers ou presque, répartis entre l'Égypte (Karnak, Louxor, Héliopolis), Rome (treize à elle seule), Paris, Londres, New York et Istanbul, sans compter les nombreux fragments retrouvés notamment à Tanis. Le compte exact varie selon que l'on inclut les fragments et les copies romaines non égyptiennes.

Quelle est la différence entre un obélisque et une pyramide ?

La pyramide est une tombe massive construite pour abriter le corps d'un pharaon, tandis que l'obélisque est un monument votif dédié au dieu solaire, dressé devant l'entrée d'un temple et sans aucune fonction funéraire. Les deux partagent une origine solaire commune : le pyramidion qui coiffe l'obélisque reprend la même symbolique que le sommet, autrefois doré, des grandes pyramides.

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